Quand Dieu se laisse entendre.
« L’oreille qui m’entendait me disait heureux,
L’œil qui me voyait me rendait témoignage,
Car je secourais le pauvre en détresse,
Et l’orphelin privé d’appui. »
— Job 29:11-12
Dieu, Créateur sublime et savant éternel,
a gravé en l’homme des sentiers secrets —
des chemins d’écoute et de vision sacrée.
Il se laisse entendre dans le Verbe vivant,
dans la vibration première, source de toute vie.
Il se laisse voir dans la lumière de la prière,
flamme douce et silencieuse, reflet de sa présence.
Mais nul ne peut accéder à ces mystères
sans s’agenouiller devant le principe de non-violence.
Car c’est dans la paix du cœur
et dans la tendresse de l’âme
que se révèlent les vérités célestes.
L’oreille perçoit la Parole divine,
l’œil — non celui de chair,
mais celui de l’Esprit —
contemple la clarté immuable du Très Haut.
Et lorsque l’homme voit et entend Dieu,
son être s’illumine d’une puissance bienveillante.
Il devient un refuge pour l’orphelin,
un secours pour l’affligé,
un témoin vivant de la présence divine.
Car on ne peut attester que ce que l’on perçoit :
ce que l’on voit, ce que l’on touche, ce que l’on entend.
Il existe une voie ancienne,
subtile comme un souffle : la méthode Quan Yin,
pratiquée jadis dans les temples cachés d’Égypte,
dans le silence des pyramides,
transmise par des sages, et même — dit-on —
par Jésus-Christ, maître de lumière.
Le jeûne, ascèse du corps,
élève l’esprit, mais pour un temps.
Il purifie la chair, écarte les ombres,
mais n’ouvre pas les portes de l’âme.
Ce qui guérit l’âme, ce qui l’élève,
c’est l’amour sans violence :
dans nos paroles, dans nos gestes,
dans nos assiettes, dans nos regards,
envers nos frères comme envers les bêtes.
Car la paix véritable commence là —
dans le respect du vivant
et dans l’éveil du regard intérieur.
