A PROPOS





« Nos choix de vie, et notamment nos habitudes alimentaires, sont le facteur le plus déterminant de notre santé. Et en matière d’alimentation, rien ne vaut une alimentation axée sur les végétaux ». Dr Michelle McMacken, MD (végétalienne). Directrice exécutive de la nutrition et de la médecine du mode de vie pour NYC Health + Hospitals, professeure adjointe de médecine, NYU School of Medicine, États-Unis.









C’est pourquoi nous invitons les croyants, mais aussi les écologistes et les humanistes, à s’ouvrir à une manière d’exister qui unit spiritualité évangélique et conscience alimentaire. Nous ne forçons personne car ce message est pour ceux qui cherchent la vérité et qui veulent réellement que ce monde connaisse enfin la paix même si cela semble difficile.
Pourquoi ce choix ?
Au fil de mes recherches, j’ai découvert une vérité longtemps ignorée : les premières communautés chrétiennes et juives adoptaient majoritairement un régime végétal. Ce choix n’était pas marginal, mais l’expression d’une grande sensibilité spirituelle.
D’un côté, la Genèse 1 : 29-30 rappelle que Dieu avait prévu une nourriture végétale pour tous les êtres vivants. De l’autre, certains textes anciens présentent Jésus comme un enseignant de la non-violence : « Celui qui tue un être pour sa chair mange un cadavre humain. » L’apôtre Paul lui-même, dans Romains 14 : 21, recommande de s’abstenir de viande.
Ces paroles nous conduisent à reconsidérer notre manière de nous nourrir à la lumière de l’Évangile. Cette démarche n’est pas une nouveauté, mais un retour aux racines d’une vie harmonieuse avec la création.
Pourquoi Jésus aurait-il adopté ce mode de vie ?
Parce qu’il vivait dans une conscience éveillée, alimentée par la prière intérieure. En Matthieu 6 : 6-8, il enseigne à prier dans le secret, à l’écart des regards humains. Cette prière méditative élève l’âme vers les hauteurs divines, vers un Dieu de paix et de miséricorde.
Un tel Dieu ne peut approuver la mise à mort d’êtres dotés de sensibilité. Dès lors, adopter un régime fondé sur le respect devient un acte d’engagement spirituel. Vivre en accord avec le commandement « Tu ne tueras point » (Exode 20 :13) ne s’applique pas uniquement aux humains, mais à tout ce qui respire.
Hélas, ce précepte fondamental est souvent déformé. Nombreux sont ceux qui, tout en priant pour obtenir la miséricorde divine, continuent de consommer de la chair animale, sans percevoir la contradiction. Le jeûne et la prière, aussi puissants soient-ils, peuvent perdre leur efficacité s’ils sont en désaccord avec une conduite fondée sur la bienveillance.
Cela crée une tension intérieure. Beaucoup ressentent un vide, enchaînant les temps de jeûne sans réelle transformation. Sans une éthique de non-violence envers toutes les créatures, la rencontre avec la présence divine reste limitée.
Quel rôle joue l’alimentation végétalienne dans la quête de Dieu ?
Elle tient une place essentielle dans la recherche du Divin. Elle maintient l’âme ouverte à la lumière, faisant du croyant un témoin du Royaume, ici et maintenant. Cette pratique favorise l’élévation intérieure, car elle repose sur le respect profond des êtres vivants, humains comme animaux — tous issus de Dieu.
On ne peut sérieusement aspirer à entrer dans la demeure du Père tout en participant à la destruction de créatures sensibles, en versant leur sang ou en se nourrissant de leur chair. Une telle incohérence ferme l’accès aux royaumes spirituels élevés.
Depuis mon enfance, j’ai cherché Dieu à travers diverses traditions chrétiennes. J’ai reçu des enseignements selon lesquels les animaux avaient été créés pour l’usage de l’homme. Paradoxalement, on m’encourageait à jeûner et à prier pour que mes demandes soient exaucées — alors que le jeûne, dans son essence, suppose de renoncer, y compris à la viande. Cette dissonance m’a longtemps troublé.
J’ai pratiqué une abstinence fervente, pensant qu’elle m’ouvrait les portes du Royaume. Jusqu’au jour où j’ai découvert la méditation chrétienne, telle que Jésus l’enseignait (Matthieu 6 : 6-8). Cette prière silencieuse m’a révélé une vérité plus grande : aimer et protéger les animaux, c’est refuser de les tuer pour s’alimenter.
Ce fut pour moi une révélation : le vrai Jésus était végétalien. Son message d’amour, de justice et de miséricorde ne peut être dissocié d’une foi sans cruauté. J’ai compris aussi que, même si elle renferme des trésors, la Bible porte aussi les marques de manipulations humaines. C’est pourquoi elle doit être lue avec discernement et un esprit ouvert à la vérité.
Dieu veut-il que nous soyons végétaliens ?
Jésus a dit : « Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures » (Jean 14 :2). Ces sphères célestes symbolisent les différents degrés de réalisation spirituelle accessibles dès cette vie, à mesure que nous progressons sur le chemin intérieur. Le jeûne, lorsqu’il est vécu avec profondeur, peut nous élever vers certaines hauteurs ; cependant, seule une existence chrétienne fondée sur la non-violence permet d’atteindre les sommets de l’union divine.
Choisir une alimentation empreinte de respect de toute vie devient alors une clé majeure de l’éveil. Il ne s’agit pas d’une obligation, mais d’un engagement libre qui reflète un alignement profond avec l’amour divin.
Le commandement « Tu ne tueras point » est un fondement trop souvent relégué au seul cadre humain. Or, il nous appelle à ne pas infliger de souffrance à aucun être vivant, et à ne pas ôter la vie — non seulement par respect pour toute créature, mais aussi parce qu’un tel acte laisse une trace en nous. Chaque mort provoquée engendre une dette intérieure, qui devra un jour être payée, dans cette vie ou dans une autre, selon la loi divine : « Ce que l’homme aura semé, il le moissonnera aussi » (Galates 6 :7).
Refuser d’exploiter les animaux, c’est planter les graines de la paix. Et plus nous faisons croître cette harmonie, plus notre être intérieur s’allège. C’est ainsi que s’ouvrent les portes des réalités célestes supérieures.
Vivre selon une telle éthique revient à entamer une purification profonde, qui libère l’âme des cycles de souffrance et de retours. Car tant qu’elle reste marquée par la cruauté, elle devra revenir pour achever son ascension.
Comment expliquer que certains prêchent et accomplissent des miracles sans être végétaliens ?
Il faut comprendre que dans la marche avec Dieu, il existe des degrés de croissance. Chaque niveau — atteint par la prière, le jeûne ou l’ascèse — peut ouvrir à des dons spirituels : perception subtile, intuition, vision prophétique, capacité à guérir ou à enseigner avec puissance.
Mais ces dons viennent souvent des plans intermédiaires. Ils peuvent toucher et émerveiller, sans pour autant refléter la totalité de la présence du Christ. Il est possible de percevoir une facette du Seigneur, sans L’avoir rencontré dans Sa plénitude.
Jésus ne rejette pas ceux qui ne sont pas encore végétaliens. L’amour divin est libre et miséricordieux. Il visite qui Il veut. Mais rencontrer le Christ dans toute sa lumière demande une purification plus profonde, un amour étendu à toutes les créatures, et une élévation vers les sphères supérieures, là où brille la vérité dans sa plénitude.
Quelle est donc la vérité qui se dégage ?
Le christianisme authentique unit inséparablement la foi et le respect absolu de la vie. Une âme qui refuse cette dimension reste liée aux plans inférieurs, parfois appelée à revenir, sous une autre forme, pour continuer son évolution.
Ce chemin de transformation n’est pas une obligation, mais une invitation. Il repose sur deux piliers : une alimentation exempte de cruauté, et une prière intérieure sincère.
Ces deux pratiques, vécues dans la vérité, ouvrent la voie à la libération, à la paix de l’âme et à la lumière éternelle.
Et au-delà de la foi, ce mode de vie régénère également le corps.
C’est pourquoi nous invitons tout particulièrement les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires, les diabétiques — en particulier de type 2 —, les personnes en surpoids ou obèses, les patients souffrant d’arthrite inflammatoire, telle que la polyarthrite rhumatoïde, ceux atteints de certains types de cancer, les personnes présentant une maladie rénale (à un stade précoce ou modéré), celles souffrant de constipation chronique ou de troubles digestifs fonctionnels, ainsi que les personnes touchées par des maladies liées à l’excès d’acide urique, comme la goutte, à adopter le régime végétalien. De nombreuses recherches montrent qu’il permet de prévenir les maladies, de réduire les inflammations et d’augmenter la vitalité. Grâce aux compléments naturels aujourd’hui disponibles, il est tout à fait possible de suivre cette voie en toute sérénité.
Oppression visible et invisible : comment les repérer et les combattre
Dans notre monde, il existe des formes d’oppression qu’on voit clairement, comme le racisme, le sexisme ou la pauvreté. Ce sont des dominations visibles. Mais il y a aussi des dominations invisibles, plus discrètes, comme les stéréotypes, les habitudes injustes, ou les règles qui favorisent certains au détriment des autres, sans que cela se voie.
Nous invitons à prendre conscience de toutes ces formes de domination et d’injustice, qu’elles soient évidentes ou cachées. Il nous pousse à résister à ce qui écrase, à refuser ce qui blesse ou exploite, et à nous engager pour plus de justice sociale, de liberté et d’égalité pour tous.
Dénoncer l’injustice, c’est vouloir un monde plus juste, où l’on respecte chaque personne, chaque être vivant, et où l’on construit ensemble une société fondée sur la paix et le respect de la vie.
Ce blog est né de cette vision. Il ne se veut pas un simple lieu d’information, mais un appel à l’unité, à l’amour incarné, et à la transformation du cœur.
Que « Ce qui devrait être prêché » devienne un espace de conscience éveillée, au service du vivant et de la lumière.
Notre mission de vie sans cruauté
Nous croyons en un christianisme qui respecte toutes les créatures.
Notre mission est de promouvoir un mode de vie végétalien parmi les chrétiens, inspirant ainsi un changement positif pour l’environnement et le bien-être animal.
Nos valeurs fondamentales
Nous valorisons la compassion, l’éthique et le respect pour toutes les vies. Notre engagement envers ces principes guide chaque aspect de notre travail quotidien.

Notre parcours
L’histoire de notre engagement pour la non violence.
En 2020, un groupe de croyants passionnés a formé notre organisation pour allier leur foi et leur éthique de consommation. Depuis, nous avons travaillé sans relâche pour éduquer les communautés chrétiennes sur les bienfaits d’un régime sans cruauté, en organisant des séminaires, des ateliers et des campagnes de sensibilisation à travers le monde.
PAGE D’HISTOIRE
Depuis les débuts de l’histoire humaine, il apparait que les légumes et les fruits constituent la nourriture naturelle de l’homme. Les mythes fondateurs, qu’ils proviennent de la tradition hébraïque ou de la Grèce antique, décrivent un âge primitif où les hommes se nourrissaient exclusivement de fruits. Dans l’ancienne Egypte, les prêtes, attachés à une vie spirituelle pure, s’abstenaient de consommer la viande. De même, parmi les grands philosophes grecs, Platon, Diogène, et Socrate figuraient parmi ceux qui défendaient le végétarisme comme un idéal de vie en harmonie avec la nature et la morale.

« Si les hommes doivent être nourris avec des mortels charnels, et mâcher avec des dents saignantes le pain qui respire, qu’est-ce que c’est que de dévorer nos invités, et renouveler barbarement les fêtes cyclopéennes ? Tandis que la terre peut non seulement répondre à nos besoins, Mais prodiguant son magasin, pourvoit au luxe, une fête sans culpabilité s’administre avec facilité, et sans sang, c’est prodigue de plaie ».
Pythagore, végétarien (C.570-C. 495 avant J-C). Vénéré maître illuminé, mathématicien et philosophe, fondateur du pythagorisme Grèce.

« C’est à cause de ce fait même, de la régularité de nos dents, de la petitesse de notre bouche, de la douceur de notre langue, de notre possession de fluides vitaux trop inertes pour digérer la viande, que la nature désavoue notre consommation de chair ».
Plutarque, végétarien (C. 46-C. 120). Philosophe, historien, biographe et essayiste grec.

« Que la nourriture soit ton médicament, et que le médicament soit ta nourriture »
Hippocrate, végétarien (Vers 460-vers 370 av. J-C). Médecin et philosophe grec « Père de la médecine ». Contribution à l’utilisation du pronostic et de l’observation clinique, à la catégorisation systématique des maladies et à la formulation de la théorie humaine.

« Il est mieux d’être heureux que de laisser son corps servir de cimetière aux animaux. C’est pourquoi l’apôtre Mathieu mangeait des graines, des noix et des légumes, sans manger de viande ».
Saint Clément d’Alexandrie, végétarien (150-215), théologien chrétien grec.

« Alors que nous mangeons le gras et buvons le sucré, nous ne réfléchissons jamais, un seul instant, à la souffrance animale qui précède le banquet : le crochet barbelé, le coup de feu lacérant, les cris, les gémissements et l’agonie ».
Révérend Dr. William Hamilton Drummond, DD, végétarien (1778-1865). Ministre unitarien, poète, écrivain sur les droits des animaux-personnes et controversialiste Irlande.

« L’humanité est actuellement sur la mauvaise voie. La raison de cette déviation réside dans la consommation d’animaux. Par conséquent, elle ne peut pas contrôler des maladies incurables ».
Révérend Père Peter Nguyen Van Tu’ong, végan (1927-2023). Père catholique et artiste végétalien, chercheur pour l’application de la bouillie nano dans le traitement du cancer. Fondateur de la Loving Clinic gratuite en Aulac (Vietnam).

« L’abattage et la consommation d’animaux pour l’alimentation peuvent être tout à fait compatibles avec la forme actuelle de ‘civilisation’ ; peuvent convenir à l’ère de la guerre, de la violence générale et de la confusion, de la sensualité et de la corruption. Mais, ils ne sont pas compatibles avec un système social qui vise à éliminer de la terre ces maux et tous les autres, et à établir la pureté et la spiritualité universelle, l’ordre, l’amour, l’harmonie et la paix ».
Révérend James Madison Allen, végétarien (1807-1887), conférencier spiritualiste américain, auteur de « figues et cochon » et de « principales raisons d’adopter de principe végétarien ou fruitarien ».

« Si nous mangeons le sang, il y a l’âme dans le sang ; et pour chaque âme que nous mangeons, on nous demandera une âme en retour. Ainsi, cela devient un crime. Un crime commis sur une carotte est différent d’un crime commis sur une vache ».
Dr Serge Raymond de la Ferrière, végétarien (1916-1962), philosophe initiatique, mystique, scientifique, écrivain et artiste français.

« Les faits prouvent que la consommation de chair animale cause directement une immense quantité de souffrance et de maladies humaines, qui affligent non seulement les consommateurs eux-mêmes, mais aussi leurs enfants et leur postérité ».
Sidney Hartnoll Beard, végétarien (1862-1938). Fruitarien anglais, activiste végétarien et écrivain.

« Les animaux ne peuvent pas parler, mais ne pouvons-nous pas, vous et moi, parler en leur nom et les représenter ? Ressentons tous leur cri silencieux d’agonie et aidons-nous tous à ce que ce cri soit entendu dans le monde ».
Rukmini Devi Arundale, végétarienne (1904-1986). Théosophe, danseuse et chorégraphe indienne, militante pour la protection des animaux-personnes.

« Quelles que soient vos raisons de ne pas manger de viande, religieuses ou autres, une meilleure santé et une meilleure immunité son des avantages indéniables du végétarisme, et d’autant plus si vous choisissez d’adopter un régime végétalien ».
Son Eminence Tsem Tulku Rinpoché, végétarien (1965-2019). Enseignant boudhiste de renommée mondiale, Fondateur de l’Association boudhiste Kechara, Président de la fondation Tsem Rinpoché, Inc. Malaisie et Taïwan (Formose).

« Ô musulmans, je vous vois jeûner pendant toute la journée, mais pour rompre votre jeûne, vous tuez des vaches la nuit. D’un côté, il y a la dévotion, de l’autre, le meurtre. Comment le Seigneur pourrait-il être satisfait ? ».
Satguru Kabir Sahib Ji, végétarien (Vers 1398-vers 1518). Vénérable Maître illuminé, poète mystique et saint, Inde.
